Choix d’un hébergeur WordPress : pourquoi je conseille SiteGround

Bien choisir l’hébergeur de son blog sous WordPress est vital.

Je ne résiste pas à la tentation de citer la page de WordPress concernant l’hébergement, malheureusement non traduite en français :

Just like flowers need the right environment to grow, WordPress works best when it’s in a rich hosting environment.

En français, cela donnerait approximativement « Tout comme les fleurs ont besoin d’un bon environnement pour s’épanouir, WordPress fonctionne mieux dans un hébergement riche ».

Un choix inadapté peut avoir plusieurs conséquences :

  • si votre hébergement n’est pas assez rapide, vos lecteurs sur mobile seront rebutés par la lenteur de votre blog
  • en l’absence d’un support de qualité, vous serez livré à vous-même
  • les restrictions mises en place par un hébergeur bas de gamme vont vous brider dans les possibilités d’évolution

Pour ne rien arranger, le choix d’un hébergeur peut être paraître intimidant. Ce ne sont en effet pas les offres qui manquent, en France comme à l’international. Chacun met en avant le critère qui l’arrange, en noyant en général le client potentiel sous un déluge de termes techniques.

Nous allons voir ensemble comment faire le tri parmi les offres d’hébergement WordPress existantes, et pourquoi je recommande SiteGround. Ensuite, nous verrons pas à pas comment se passe la souscription et l’installation de WordPress.

Mais avant tout, commençons par causer finance !

Hébergeur gratuit contre hébergeur payant

Passer par un hébergeur gratuit pour son blog peut paraître tentant. Outre l’aspect financier, ce choix limite en effet le besoin de se frotter à des considération techniques qui sont nécessaires pour choisir un hébergeur payant.

Pour autant, est-ce un bon choix ? Je pense que non. Voyons pourquoi !

Quel sont les avantages et inconvénients d’un hébergeur gratuit ?

Il est possible de créer un blog sur une plateforme gratuite telle que wordpress.com. Dans ce cas, l’hébergement est gratuit, et le site hébergé sur un sous-domaine, tel que monblog.wordpress.com

Le plus gros avantage est bien sûr financier. Si le coût d’un hébergeur payant est devenu très faible, il est bien évidemment plus élevé que pour un service gratuit 🙂 De plus, le fait de devoir payer sur internet peut rebuter certaines personnes, pour des raisons de sécurité. Enfin, cela évite de se poser des questions quant au choix de l’hébergeur, car on n’a pas se soucier des caractéristiques de l’hébergement.

Leur plus gros défaut ? Il est souvent impossible d’ajouter des extensions WordPress, qui permettent d’ajouter des fonctionnalités à ce dernier. De la même façon, personnaliser son apparence en choisissant librement son thème est généralement aussi impossible.

De plus, l’hébergeur impose souvent un bandeau de publicité dans votre blog, sur lequel vous n’aurez aucun contrôle.

Prenons concrètement l’exemple de wordpress.com; voici les fonctionnalités disponibles dans la version gratuite.

Liste des fonctionnalités disponibles sur l'hébergement gratuit wordpress.com

Vous aurez certes accès à « des dizaines » de thèmes gratuits, mais il par exemple sera impossible d’en choisir d’autres que ceux proposés par la plateforme. C’est loin d’être la seule restriction, comme on peut le voir sur cette seconde copie d’écran :

Liste des fonctionnalités non disponibles sur l'hébergement gratuit wordpress.com

Ainsi, l’installation d’extensions sera elle aussi bridée. Dans un registre différent, il sera impossible d’utiliser Google Analytics pour analyser votre trafic. Enfin, un bandeau de publicité pour wordpress.com apparaîtra forcément en bas de votre blog.

Petite digression : la différence entre wordpress.org et wordpress.com

La différence entre ces deux noms de domaine prête souvent à confusion. Cependant, ils ont un but bien distinct.

Le site wordpress.org est la vitrine du programme WordPress; il permet donc de s’informer sur ce projet, et de le télécharger pour les utilisateurs désirant l’installer manuellement. Comme nous le verront bientôt, cette étape n’est que très rarement nécessaire; en effet, chez la plupart des hébergeurs web, WordPress s’installe d’un clic de souris.

D’un autre côté, wordpress.com propose d’héberger des blogs – en utilisant bien sûr WordPress comme moteur -.

Que fournit un hébergeur payant ?

Quand on parle d’hébergement payant, il y a en fait deux composantes :

  • L’achat du nom de domaine (“jeremycuisine.fr” si vous créez en blog de recettes, “marieenasie.org” pour parler de vos voyages…).
  • L’hébergement proprement dit, c’est à dire pouvoir stocker votre blog (les texte, photos…) sur les serveurs de votre hébergeur

S’il est possible d’acheter séparément le nom de domaine et l’hébergement, cette option n’a en pratique que peu d’intérêt. C’est d’autant plus vrai que beaucoup d’hébergeurs offrent le nom de domaine la première année.

A noter que si on parle d’achat de nom de domaine, dans les fait il s’agit plutôt d’une location, puisqu’il faut renouveler son contrat tous les ans. L’hébergement est quant à lui parfois payable mensuellement, même si les options à l’année (ou plus) sont souvent plus avantageuses.

Les hébergeurs offrent aussi un grand nombre de fonctionnalités supplémentaires :

  • Création d’adresses e-mail correspondant à votre site – plutôt que d’avoir une adresse sur Gmail ou autres –
  • Ajout de certificat SSL permettant une connexion sécurisée à votre blog
  • Connexion via FTP pour pouvoir ajouter ou éditer des fichiers directement sur le serveur de votre hébergeur – c’est parfois la seule solution si un problème arrive avec votre installation WordPress ! –

De quel montant parle-t-on ?

L’hébergement ainsi que l’achat du nom de domaine associé reviennent en tout à moins de 10 euros par mois; chez certains hébergeurs, il est possible de descendre à moins de 2€ mensuels la première année, quand le nom de domaine est offert.

Pour prendre un exemple très concret, j’ai payé 186€ pour 3 ans d’hébergement chez SiteGround, en incluant la souscription du nom de domaine pour un an. En ajoutant les frais de renouvellement de domaine (une quinzaine d’euros annuels), mon hébergement me revient à environ six euros par mois. C’est le prix d’un café par semaine, pour un hébergement de qualité et recommandé par WordPress !

En-dehors de ce coût, la solution proposée ici repose sur des composants (thèmes, extensions) entièrement gratuits. Certains élément proposent des fonctionnalités supplémentaires payantes, mais celles-ci ne sont pas nécessaires pour une utilisation normale.

Hébergeur gratuit ou payant : comparaison côté à côté

CritèreHébergeur gratuitHébergeur payant
CoûtGratuitEn général entre 5 et 10 euros par mois
Installation de WordPressPré-installéProcédure d’installation variable suivant l’hébergeur (mais sans difficulté technique)
Choix de l’offrePas besoin de s’intéresser à la techniqueComparaison parfois difficile entre les différentes formules
Nom du siteAssez long : par exemple, patrickbricole.wordpress.comAisément mémorisable : patrickbricole.com ou patrickbricole.fr
PerformanceSouvent plus faible qu’un hébergement payantVarie d’un hébergeur à l’autre, mais en général bien meilleure qu’un hébergeur gratuit
Installation d’extensions et thèmesSouvent impossibleLiberté totale d’installation des composants WordPress
SupportLimité ou inexistantSupport dédié
PublicitéPrésence possible de publicitéAucune publicité, sauf si vous le désirez

Mon conseil : ne pas se laisser tenter par un hébergeur gratuit

Au vu du faible coût d’un hébergement, je conseille fortement de vous tourner vers une plateforme payante. Si la quasi-totalité de cette formation est utilisable chez la plupart des hébergeurs payants, ce n’est pas le cas chez les hébergeurs gratuits en raison de l’impossibilité de gérer librement les extensions et thèmes WordPress.

Passons maintenant en revue les critères pertinents pour comparer les offres des hébergeurs.

Affichage des prix : attention aux astuces marketing des hébergeurs

Concernant ce dernier point, deux pièges assez courant sont à éviter. Le premier, chez les hébergeurs français, est l’affichage des prix hors taxe. Quant aux américains, ils raffolent de la technique consistant à consentir une énorme réduction le premier mois (ou la première année), en mettant en avant ce prix… par contre, passé ce délai, le prix n’est parfois plus du tout intéressant lors du renouvellement. Méfiance donc !

Critères de choix de son hébergeur WordPress

Parmi les caractéristiques mises en avant par les hébergeurs WordPress, deux reviennent systématiquement :

  • La quantité d’espace disque disponible
  • La taille de l’espace alloué en base de données

La différence peut paraître peu claire, et les tailles indiquées ne vous parleront peut-être pas beaucoup. Décryptons-les ensemble !

L’espace disque sert d’abord à installer, les thèmes et les extensions, ainsi que les fichiers (principalement des images) apparaissant sur le blog. La base de donnée, elle, ne stocke que le texte (code HTML) du blog et les réglages de WordPress et ses extensions. Sa taille n’a donc pas un aspect critique; même un gros site n’a besoin que d’assez peu d’espace. Par exemple, la base de données de Endless Travel a une taille de 100 méga-octets, alors qu’elle stocke aussi des anciens sites. Une base de données de 200 méga-octets sera suffisante pour la plupart des sites web.

L’espace disque occupé par les photos peut, lui, grimper assez vite; cependant, les hébergeurs sont souvent assez généreux. Par exemple, une image typique sur Endless Travel, redimensionnée à 1500 pixels de large et optimisée pour réduire sa taille occupe au maximum 500 kilo-octets (ko). Il faudrait donc qu’on stocke 2000 photos pour occuper un seul giga-octet, alors que notre hébergeur nous en alloue cent ! Là encore, pas la peine d’investir dans une offre comprenant un espace disque énorme; 10 giga-octets seront souvent amplement suffisants.

De façon peu intuitive, il faut se méfier des offres proposant un espace de stockage trop important. En effet, des disques durs rapides représentent un gros budget pour votre hébergeur. Un hébergeur trop généreux quant à l’espace disque utilise probablement du matériel de moindre qualité, ce qui se traduira par un accès plus lent à votre site ! Si leur utilisation de garantit pas forcément des performances optimales, mieux vaut choisir un hébergeur mettant en avant l’utilisation de disques dur SSD.

Petit aparté : liens d’affiliation

Parmi les liens menant aux trois hébergeurs que je cite dans cet article, les deux que je recommande (o2switch et SiteGround) sont des liens d’affiliation. Cela signifie que si vous passez commande chez eux, je touche une rémunération pour me remercier de leur avoir amené un client.

Pourquoi je n’utilise plus OVHcloud (nouveau nom d’OVH) sur mes nouveaux sites

J’étais un fidèle client d’OVHcloud sur plusieurs blogs; cependant, j’ai subi de nombreuses interruptions de service, parfois assez longues. Autre inconvénient, leur interface d’administration du site est assez peu flexible et les opérations de maintenance sont souvent longues. Enfin, les conditions de renouvellement sont assez opaques : aucune mention du nouveau tarif n’apparaît, et il faut se rendre sur le site afin de faire une simulation de paiement pour savoir combien on va payer !

Pour les budgets très serrés, OVHcloud propose une offre nommée Kimsufi, pour le prix imbattable de 1,79€ par mois. Je l’utilise encore sur un de mes sites peu consommateur en ressources, et elle me donne satisfaction pour cet usage simple. Cependant, le support se faisant uniquement via un système de tickets, il est dur de la recommander aux débutants.

Résumé de l'offre Kimsufi d'OVH

Avantages d’OVH

  • Support en Français
  • Une société reconnue pour son savoir-faire
  • Offre d’hébergement Kimsufi à moins de deux euros par mois

Inconvénients d’OVH

  • Offre peu claire
  • Support peu réactif
  • Beaucoup d’interruptions de service (courtes)
  • Interface d’administration propriétaire et peu agréable

SiteGround : l’hébergeur WordPress que je recommande désormais

Les lecteurs en recherche d’une société reconnue pourront se tourner vers SiteGround, que j’utilise pour Un blog pas à pas. Cet hébergeur américain fait partie des trois sociétés recommandées par wordpress.org. Elle propose une offre dédiée à l’hébergement WordPress (« Managed WordPress Hosting »), déclinée en plusieurs formules.

La formule “StartUp” à moins de cinq euros par mois initialement (puis une douzaine d’euros mensuels lors du renouvellement) sera suffisante pour la plupart des usages.

Tarification des différentes formules pour l'hébergement WordPress chez SiteGround
Tarification des différentes formules pour l’hébergement WordPress chez SiteGround

On note d’emblée la différence de prix entre la souscription initiale et le renouvellement. A noter que par défaut, SiteGround affiche les prix hors taxe, pour passer en TTC, il faut cliquer sur « Show prices with VAT » tout en bas de la page. Dernière remarque, les prix proposés peuvent être légèrement différents de ceux indiqués sur cette copie d’écran, car ils varient marginalement suivant le taux de change euro/dollar.

Il est possible de s’engager pour un, deux ou trois ans; afin de profiter le plus longtemps possible de la tarification initiale, j’ai signé pour trois ans. Avec le coût du nom de domaine, l’hébergement via SiteGround me revient pour cette durée à un peu plus de 186€, soit 62€ par an – un peu plus de 5 euros mensuels -. C’est extrêmement raisonnable au vu de la qualité de l’hébergement; le seul souci est qu’il faut débourser cette somme dès le départ.

Voyons donc en détail ce que propose la formule « StartUp ». L’hébergeur ayant tendance à très (trop ?) détailler les caractéristiques, on ne regardera ici que les points importants.

Caractéristiques essentielles de la formule "StartUp" de SiteGround pour l'hébergement WordPress
Caractéristiques essentielles de la formule « StartUp » de SiteGround pour l’hébergement WordPress
  • Web space : l’espace alloué de 10go est suffisant pour la plupart des usages.
  • Data transfer (Unmetered) : il n’y a pas de restriction quant au volume de données transférées.
  • Free email accounts : il est possible de créer gratuitement des adresses mail correspondant à votre domaine
  • 100% renewable energy match : depuis début 2020, SiteGround utilise l’infrastructure de Google Cloud. Non seulement c’est une garantie de qualité, mais en plus Google s’engage à produire assez d’énergie renouvelable pour compenser la consommation de ses serveurs !

Passons ensuite à l’aspect « performance » :

Aspect "performance" de la formule "StartUp" de SiteGround pour l'hébergement WordPress
Aspect « performance » de la formule « StartUp » de SiteGround pour l’hébergement WordPress

On retiendra surtout la présence de serveurs en Europe – plus précisément à Eemshaven, aux Pays-Bas -. Pour des blogs francophones, c’est un gros avantage par rapport à d’autres hébergeurs américains tels que BlueHost qui ne proposent que des serveurs aux États-Unis. En effet, être hébergé au plus près de vos visiteurs leur permet d’accéder à votre site plus rapidement. De même, l’activation de http/2 qui permet des transferts plus rapides.

Enfin, deux points importants ne sont pas visibles sur ces copies d’écran. Tout d’abord, les indispensables certificats SSL permettant de sécuriser les connections sont gratuits. Du côté de l’espace base de données, on a droit à 500 méga-octets, ce qui est plus que suffisant.

Si ces écrans très complets permettent à SiteGround d’étaler les points forts de ses hébergements, il ne mettent bien sûr pas en avant le fait que le prix du nom de domaine n’est pas inclus dans cette tarification. Il faut donc compter annuellement une quinzaine d’euros supplémentaires chaque année pour un .fr, ou un peu moins de 17€ pour un .com.

Un point que j’apprécie beaucoup chez SiteGround est la qualité de l’interface d’administration. Elle est réellement très bien pensée, claire et facile d’utilisation. Voici par exemple l’écran de création d’une compte de courrier électronique :

Création d'un compte e-mail avec l'interface d'administration SiteGround
Création d’un compte e-mail avec l’interface d’administration de SiteGround

Le support, joignable par chat ou par téléphone est disponible rapidement et m’a paru techniquement solide.

Avantages de SiteGround

  • Hébergeur très réputé et recommandé par WordPress
  • Un site très fiable, quasiment sans interruption de service
  • Hébergement sur l’infrastructure de Google
  • Interface d’administration très agréable d’utilisation, bien qu’en anglais
  • Support compétent et disponible

Inconvénients de SiteGround

  • Site et support en anglais
  • Offre moins claire que celle de o2switch
  • Prix bien plus élevé lors du renouvellement que lors de la souscription initiale
  • Nom de domaine en supplément

o2switch : un très bon hébergeur WordPress français

Les lecteurs peu à l’aise avec un hébergeur américain pourront quant à eux se tourner vers o2switch. J’ai testé précédemment l’hébergement proposé par cette société française suite à ma relative déception concernant OVH, et j’ai été séduit par la simplicité de leur offre. En effet, quand la plupart des hébergeurs offrent de nombreuses formules parfois difficiles à comparer, o2switch propose un hébergement unique à 5€ HT par mois, soit 78€ TTC/an.

Voici un résumé des principales caractéristiques de cette offre :

L'offre unique o2switch en résumé
L’offre unique o2switch en résumé

De façon plus aride visuellement, voici une description un peu plus détaillée de l’hébergement proposé par o2switch.

Détail de l'hébergement chez o2switch
Détail de l’hébergement chez o2switch

Décryptons ensemble les points essentiels :

  • Espace disque illimité : vous n’aurez donc pas à vous soucier de l’espace de stockage, en particulier si votre site propose beaucoup de photographies.
  • Transfert mensuel illimité : certains hébergeurs imposent des limites quant au volume de données transférées mensuellement. C’est rarement un problème quand on débute; ici, les transferts n’étant pas limités, vous n’aurez pas de souci en cas de croissance de votre audience.
  • Nom de domaine (un offert) : il est inclus dans le prix, contrairement à ce que propose SiteGround.
  • Interface Cpanel : c’est l’interface standard d’administration de votre hébergement. Son utilisation est aisée, et comme elle est utilisée par une majorité d’hébergeurs, il est ainsi facile de s’y retrouver en cas de changement d’hébergeur.
  • Gestion SSL avec http/2 : la norme SSL permet des connexions sécurisées à votre site; ici, il est possible de l’utiliser avec le protocole http/2, qui permet des gains de vitesse de chargement.

J’apprécie beaucoup la clarté de l’offre proposée, avec un prime un tarif tout à fait compétitif et sans mauvaise surprise lors du renouvellement. Le support en français est bien sûr un plus .

Côté négatif, c’est une petite structure, on a donc moins de visibilité à long terme qu’avec une plus grosse entreprise. De plus, bien que l’interface d’administration utilise le standard cPanel, elle est assez laide et peu ergonomique. De plus, tout n’est pas traduit en français, ce qui limite l’intérêt par rapport à SiteGround.

Avantages de o2switch

  • Support en Français
  • Espace disque illimité
  • Clarté de l’offre
  • Excellent rapport qualité/prix

Inconvénients de o2switch

  • Hébergeur peu connu
  • Interface d’administration peu agréable

Ma recommandation

Si l’anglais ne vous effraye pas, SiteGround est un excellent hébergeur, unanimement reconnu pour son sérieux. L’ergonomie sans faille de son interface d’administration en fait un excellent choix pour les débutants, malgré l’absence de traduction en français.

Et si vous préférez un hébergeur français, je ne peux que recommander o2switch pour son excellent rapport qualité-prix, la simplicité et la clarté de son offre !

Si vous choisissez un autre hébergeur

J’aurai certes le cœur brisé que vous ne suiviez pas ma recommandation :). Cependant, rassurez vous ! Quelque soit votre choix, l’intégralité du contenu de Un blog pas à pas sera utilisable; la seule exception sera peut-être l’installation de WordPress, car la procédure varie d’un hébergeur à l’autre. Mais cette étape pose rarement problème, car elle est en général bien documentée.

Achat de l’hébergement chez SiteGround

Nous allons maintenant voir pas à pas comment se passe l’achat d’un hébergement et l’installation de WordPress chez SiteGround.

L’ensemble du processus prend environ dix minutes… plus une à deux heures d’attente pour que la dernière manipulation soit effective.

Rendons-nous sur la page d’accueil de SiteGround. Il faut tout d’abord choisir l’offre « Managed WordPress hosting », puis le plan « StartUp ».  L’écran suivant permet de choisir le nom de domaine désiré et l’extension correspondante.

Si le domaine désiré est bien disponible, il faut alors remplir un assez long formulaire. Passons ensemble en revue les différentes parties à remplir.

Il faut tout d’abord remplir les informations concernant votre compte : votre adresse e-mail, ainsi qu’un mot de passe à confirmer.

Les contraintes sur le mot de passe sont les suivantes :

  • Entre six et cinquante caractères de long
  • Au moins une lettre
  • Au moins un chiffre
  • Au moins une majuscule ou un caractère spécial (ponctuation par exemple)
Section "Compte" du formulaire SiteGround
Section « Compte » du formulaire SiteGround

Le pavé suivant concerne vos informations : dans la première colonne, pays, prénom, nom, et le cas échéant entreprise et numéro de TVA. Dans la seconde colonne, ville, adresse, code postal et numéro de téléphone.

Section "Client" du formulaire SiteGround
Section « Client » du formulaire SiteGround

Il faut ensuite fournir des informations supplémentaires qui seront transmises au gestionnaire du nom de domaine. Il faut donc indiquer qu’on est un individu, son pays et sa date de naissance. Cette dernière est à saisir au format AAAA-MM-JJ; ainsi, le 3 avril 1981 sera 1981-04-03.

Section "Propriétaire du domaine" du formulaire SiteGround
Section « Propriétaire du domaine » du formulaire SiteGround

Passons ensuite au paiement. De façon classique, il faut donner son numéro de carte de crédit, sa date d’expiration, le code de validation CCV ainsi que le nom du titulaire.

Section "Paiement" du formulaire SiteGround
Section « Paiement » du formulaire SiteGround

Pour finir, il faut vérifier les informations concernant les services achetés. Le plan « StartUp » est suffisant pour débuter; vérifiez aussi que l’hébergement se fait bien en Europe. Choisissez ensuite la durée d’hébergement, et vérifier que « SG site scanner » est décoché.

A noter que même si vous choisissez une durée supérieure à un an, le nom de domaine ne sera facturé que pour la première année, avec renouvellement automatique.

N’oubliez pas que les prix sont affichés hors taxes, la TVA sera indiquée dans la partie suivante.

Section "Achat" du formulaire SiteGround
Section « Achat » du formulaire SiteGround

Pour certaines extensions telles que les .com, l’option « Domain privacy » apparaîtra dans la liste des services supplémentaires.

Option "Domain privacy" chez SiteGround
Option « Domain privacy » chez SiteGround

De quoi s’agit-il ? Elle permet de cacher vos informations personnelles, qui sont dans le cas contraire visibles publiquement. Si cette option est disponible pour votre extension, je vous conseille de la sélectionner.

Enfin, tout en bas de l’écran s’affiche un récapitulatif du prix à payer.

Section "Total" du formulaire SiteGround
Section « Total » du formulaire SiteGround

Si tout vous semble correct, il n’y a plus qu’à cocher les deux dernières cases pour accepter et valider ! Une fois le paiement validé, un message de confirmation s’affichera.

Installation de WordPress sous SiteGround

Commençons par nous connecter sur my.siteground.com et utilisons le bouton « Set up site ».

Sur l’écran suivant, il faut valider successivement « Start New Website », « WordPress » puis choisir un mot de passe pour WordPress (l’adresse e-mail devrait être pré-remplie).

Enfin, validons la confirmation (sans ajouter le « Site Scanner ») avec le bouton « Finish ».

Dans mon cas, j’ai eu après un peu d’attente un message m’indiquant que l’opération était plus longue que d’habitude. Pas de panique, un mail m’a vite indiqué qu’elle était terminée !

Création d’un certificat SSL

Les certificats SSL sont devenus indispensables. Ils servent à se connecter via le protocole https plutôt que http (le « s » supplémentaire indiquant « sécurisé »). Sans ce certificat, les utilisateurs se connectant à votre site verront dans leur navigateur un message d’avertissement indiquant une connexion non sécurisée. Cela risque de les dissuader de continuer leur visite !

De plus, sans certificat SSL, la connexion à votre espace d’administration WordPress ne serait pas sécurisée. Il serait donc possible de se faire dérober votre mot de passe en vous connectant à votre site via certains réseaux wifi par exemple !

Heureusement, l’installation d’un certificat SSL chez SiteGround est extrêmement simple, et ne nécessite aucune connaissance technique.

Retournons sur la page d’accueil de SiteGround, puis dans Websites / SSL.

Vérifier que le certificat de gauche (« Let’s Encrypt SSL ») est sélectionné, et cliquez sur « Activate » en bas de l’écran.

Vous arriverez alors sur l’écran « SSL Manager ». Vérifiez que le domaine indiqué est le bon et que « Let’s Encrypt » est bien sélectionné dans « Select SSL », et cliquez « Get ».

Vous obtenez alors l’écran de confirmation suivant.

A noter que si le certificat est installé immédiatement, il se passe un certain temps avant qu’il soit utilisable. Dans mon cas, il a fallu patienter 2-3 heures; dans l’intervalle, Firefox m’indiquait une erreur. Prenez donc votre mal en patience !

Une fois que vous arrivez à vous connecter à votre site sans erreur, nous en avons fini avec l’administration sous SiteGround ! Il est grand temps de se frotter à WordPress, en commençant par son tableau de bord.

Deux extensions WordPress indispensables

Nous aborderons ultérieurement Yoast SEO, qui permet d’améliorer votre référencement et mérite un chapitre à elle toute seule ! De même, les extensions permettant d’accélérer votre site feront l’objet d’un traitement spécifique.

Voici déjà deux extensions WordPress dont je recommande vivement l’utilisation. La première servira à protéger automatiquement votre site des commentaires indésirables, à la manière du dossier « Spams » de Gmail. La seconde, quant à elle, effectuera régulièrement une sauvegarde de votre blog.

Akismet Anti-Spam

Le spam dans les commentaires est un vrai fléau. Une fois votre site bien référencé sur Google, vous pouvez vous attendre à avoir des dizaines de commentaires indésirables du plus mauvais effet.

Quelques exemples de commentaires indésirables (spam)
Quelques exemples de commentaires indésirables (spam)

S’il est possible de valider les commentaires manuellement, pourquoi perdre du temps avec cette tâche répétitive et peu gratifiante quand elle peut être effectuée efficacement de manière automatique ? C’est ce que propose l’extension WordPress Akismet. Elle est installée par défaut, mais nécessite de s’enregistrer pour l’activer. Son utilisation est gratuite pour un site non commercial.

Activation d’Akismet

Pour activer Akismet, rendez-vous tout d’abord sur la page Extensions / Extensions installées. Localisez Akismet dans la liste, ou utilisez la fonctionnalité de recherche (en haut à droite de l’écran).

Akismet dans la liste des extensions
Akismet dans la liste des extensions

Cliquez sur le bouton « Activer » situé sous l’extension. Une nouvelle page apparaîtra. On notera au passage que seule une partie de l’écran a été traduite, ce qui est malheureusement un phénomène assez répandu.

Accès à l'écran de configuration d'Akismet
Accès à l’écran de configuration d’Akismet

Cliquez alors sur « Configurer votre compte Akismet » pour vous rendre sur le site de l’extension. Vous y verrez les différentes formules de tarification de Akismet, incluant la version gratuite pour une utilisation personnelle.

Tarification d'Akismet
Tarification d’Akismet

Choisir « Get started with Personal », dans la colonne de gauche. Comme Akismet a été racheté par la compagnie gérant wordpress.com, il vous faudra créer un compte sur cette plateforme. Rassurez-vous, cela ne nécessite pas d’y héberger votre blog !

L’inscription se fait sur l’écran suivant :

Inscription sur wordpress.com
Inscription sur wordpress.com

Il vous suffit de renseigner votre adresse e-mail, ainsi que de choisir un nom d’utilisateur (je vous conseille d’utiliser le nom de votre blog) et un mot de passe.

Enfin, une fois le compte créé, vous vous retrouverez sur un dernier écran permettant de faire une donation optionnelle pour utiliser Akismet.

Montant de la donation optionnelle
Montant de la donation optionnelle

Renseignez votre nom et prénom puis vérifiez que votre site remplit bien les exigences d’un site non-commercial en cochant les cases, et choisissez finalement le montant du don – qui peut être zéro -.

Après validation, choisissez « Automatically save your Akismet API key » dans la fenêtre pop-up qui apparaît; ça y est, Akismet est enfin activé !

Vérification des spams collectés

Votre site sera dorénavant protégé du spam. Je vous conseille d’aller régulièrement vérifier et vider les spams dans l’onglet « Spams » de la section Commentaires de votre blog.

Faire une sauvegarde du blog : UpdraftPlus – Backup/Restore

Même si la plupart des hébergeurs proposent une fonctionnalité de sauvegarde, celle-ci est rarement très souple. L’extension UpdraftPlus permet de paramétrer facilement la fréquence des sauvegardes et leur moyen de stockage.

Vous vous demandez peut-être quel est l’intérêt de sauvegarder son blog. Soyons clairs, il est très rare d’avoir besoin de restaurer une sauvegarde : en trois ans de blogging, je n’ai jamais eu à effectuer cette opération. Cependant, il peut y avoir des situations extrêmes dans lesquelles votre site sera inutilisable.

Par exemple, on ne peut pas exclure qu’une vulnérabilité dans une extension WordPress soit utilisée à des fins malveillantes. Et si c’était le cas, vous vous mordriez les doigts d’avoir perdu des dizaines d’heures de travail. Alors, autant prévenir que guérir, d’autant que la mise en place des sauvegardes via UpdraftPlus est plutôt simple !

Il est possible de stocker les sauvegardes (qui sont de simples fichiers compressés au format ZIP) sur différents supports, principalement sur le cloud (Google Drive, DropBox, Amazon S3…) mais aussi sur un site FTP.

Pour ma part, j’ai créé un compte Google que j’utilise uniquement pour stocker les sauvegardes sur Google Drive; cela me permet de ne pas me soucier de l’espace disponible ! Si vous n’avez qu’un seul site, vous pouvez très bien utiliser votre compte Google principal.

Installation de UpdraftPlus

Commençons par nous rendre sur l’écran d’ajout d’une extension, et recherchons « Updraft ». La première extension proposée devrait être la bonne, nommée « UpdraftPlus WordPress Backup Plugin ». Cliquez sur « Installer » puis sur « Activer ». Voilà, vous avez installé votre première extension !

Extension "UpdraftPlus" installée
Extension « UpdraftPlus » installée

Connexion de UpdraftPlus à Google Drive

Pour la paramétrer, il faut se rendre dans l’écran des extensions installées et y rechercher UpdraftPlus. Pour la localiser, plutôt que de parcourir toute la liste des extensions, le plus simple est d’utiliser la fonctionnalité de recherche en haut à droite de l’écran. Comme lors de l’installation, tapez-y « Updraft » et validez.

UpdraftPlus dans la liste des extensions
UpdraftPlus dans la liste des extensions

Cliquer sur l’option « Réglages » située en-dessous du nom de l’extension. L’écran suivant est presque intégralement traduit.

Écran initial de configuration d'UpdraftPlus
Écran initial de configuration d’UpdraftPlus

Commençons par paramétrer la sauvegarde sur Google Drive. Pour cela, allons dans l’onglet « Réglages » et choisissons d’abord la fréquence de sauvegarde.

Celle-ci doit être définie pour les fichiers et la base de données. Les fichiers comprennent principalement les images stockées dans la bibliothèque de WordPress, ainsi que le code de WordPress, de ses thèmes et extensions. La base de données, quant à elle, stocke le contenu de vos pages et articles, ainsi que les réglages de WordPress et ses composants.

De mon point de vue, la base de données a un aspect plus vital que les fichiers. En effet, la plupart du temps, vous aurez sur votre ordinateur une copie des photos de votre blog. Par contre, il est bien plus rageant de perdre plusieurs heures de travail passées à rédiger un article !

De plus, la base de données a une taille relativement modeste, comparée à celle des images.

En conséquence, je programme une sauvegarde quotidienne de la base de données (en gardant une petite semaine d’historique), et une sauvegarde seulement hebdomadaire des fichiers (avec deux sauvegardes conservées).

Paramétrage de la fréquence de sauvegarde
Paramétrage de la fréquence de sauvegarde

Cliquer ensuite sur l’icône « Google Drive » dans la liste des moyens de stockage.

Choix du stockage des sauvegardes UpdraftPlus
Choix du stockage des sauvegardes UpdraftPlus

Valider votre choix avec le bouton « Enregistrer », tout en bas de la page. Une fenêtre popup apparaît; cliquez sur le lien fourni pour autoriser UpdraftPlus à se connecter à Google Drive.

Lien vers l'autorisation Google Drive
Lien vers l’autorisation Google Drive

Dans la fenêtre suivante, choisissez le compte Google à utiliser. L’étape suivant est la validation de l’accès à votre compte par UpdraftPlus. Le système d’autorisations fonctionne suivant le même principe que les applications sur téléphone. Google Drive va donc vous indiquer de quelles permissions l’application UpdraftPlus a besoin (accès aux fichiers, gestion des répertoires).

Confirmation d’autorisation Google Drive

Validez-les avec « Allow » afin de donner l’accès à UpdraftPlus. Finalement, sur la page suivante, cliquez sur « Complete setup » pour retourner sur la page des sauvegardes de UpdraftPlus.

Lancement d’une sauvegarde manuelle

De retour sur la page des sauvegardes, utilisez le bouton « Sauvegarder » pour forcer à déclencher une sauvegarde et vérifier que le processus se passe bien.

Création d'une sauvegarde
Création d’une sauvegarde

Validez les paramètres proposés dans la nouvelle fenêtre.

Paramètres de sauvegarde manuelle
Paramètres de sauvegarde manuelle

Suivant la taille de votre site web, le processus compression et surtout de téléchargement sur Google Drive peut être assez long. Une barre de progression vous informera de l’avancement de cette tâche.

Avancement de la sauvegarde UpdraftPlus
Avancement de la sauvegarde UpdraftPlus

Quand elle est terminée, une fenêtre popup apparaît brièvement pour vous l’indiquer. Le dernier message dans le journal sera aussi mis à jour, et la sauvegarde apparaîtra dans la liste en-dessous.

Sauvegarde UpdraftPlus terminée
Sauvegarde UpdraftPlus terminée

Sauvegardes automatiques

Une fois la sauvegarde manuelle réussie, il n’y aura plus besoin d’effectuer ce processus; on laissera UpdraftPlus gérer la sauvegarde suivant la fréquence définie. Il peut cependant être utile de vérifier que la première sauvegarde automatique se déclenche; l’heure prévue est indiquée en haut de l’écran.

Heure des prochaines sauvegardes automatiques par UpdraftPlus
Heure des prochaines sauvegardes automatiques par UpdraftPlus

En vous connectant à Google Drive, vous verrez un répertoire nommé « UpdraftPlus » qui contient les sauvegarde effectuée. Chaque fichier est suffixé suivant son contenu : « db » pour la base de données, « uploads » pour les fichiers téléchargés, « themes » pour les thèmes, etc…

Vous devriez aussi recevoir une alerte sur votre compte Gmail, confirmant l’autorisation donnée à UpdraftPlus.

Nettoyage de WordPress

Lors de son installation, WordPress publie par défaut une page et un article d’exemple; nous allons voir ici comment s’en débarrasser. Nous allons également effleurer la gestion des commentaires, ainsi que des extensions. Défaire et refaire, c’est toujours faire 🙂

Notez que suivant votre version de WordPress et votre hébergeur, toutes les étapes présentées ici ne seront peut-être pas nécessaires. n’ayez donc pas d’inquiétude si un élément mentionné sur cette page n’apparaît pas !

Suppression de l’extension « Hello Dolly »

L’extension « Hello Dolly » est installée par défaut mais désactivée; elle est totalement inutile. Pour s’en débarrasser, rendez-vous dans l’écran des extensions installées, en utilisant le menu Extensions / Extensions installées. Vous y verrez Hello Dolly dans la liste :

Liste des extensions installées
Liste des extensions installées

Cliquez sur « Supprimer » (en-dessous du nom de l’extension), et confirmez la suppression. Voilà, c’est fait ! Bon débarras 🙂

Nous verrons un peu plus en détail la gestion des extensions dans un article dédié à ce sujet. En attendant, continuons notre tour d’horizon de l’administration WordPress en effleurant le sujet de la gestion des commentaires.

Suppression du commentaire par défaut

Il faut d’abord se rendre sur l’écran de gestion des commentaires, en cliquant sur l’icône de la barre d’administration.

D’ailleurs, vous vous demandez peut-être pourquoi cette icône indique le chiffre zéro, alors qu’il y a un commentaire ? Il correspond en fait au nombre de commentaires en attente de validation. Cependant, le commentaire généré automatiquement a été validé afin d’apparaître sur l’article.

Voilà à quoi ressemble la page des commentaires :

Page des commentaires sous WordPress

Comme sur la plupart des écrans de gestion, il y a deux façons d’interagir :

  • individuellement : en passant le curseur sur le commentaire, les options correspondantes apparaissent : Désapprouver, Répondre, Modification rapide, Modifier, Indésirable, Corbeille. On notera que les actions correspondant à des suppressions sont affichées en rouge. Choisir l’action désirée, dans notre cas Corbeille. L’article sera alors déplacé dans la corbeille.
  • en groupe : cocher un ou plusieurs commentaires (ou cocher la case à côté de « Auteur » pour tous les sélectionner), puis sélectionner une action dans le menu Actions groupées et cliquer sur Appliquer

Une fois la suppression effectuée, la liste des commentaires est vide.

Liste des commentaires vides

Le fonctionnement des écrans de gestion des articles et pages suit un principe similaire, comme on va le voir.

Suppression de l’article déjà créé

La suppression d’un article se fait globalement de la même façon que pour les extensions ou commentaires. Consultons la liste des articles publiés en allant dans Articles / Tous les articles. Vous devriez voir l’article publié par WordPress.

Supprimons-le via le lien Corbeille qui apparaît sous l’article.

Liste d’articles vide

Si jamais vous mettez par erreur un article dans la corbeille, pas de panique ! Il suffit depuis ce même écran de cliquer sur le lien « Corbeille » (en dessous du bouton « Ajouter). Là, choisir « Rétablir », de façon individuelle ou groupée.

A noter que mettre un article à la corbeille va aussi supprimer les commentaires qui s’y rapportent.

Suppression de la page par défaut

Finalement, la page Page d’exemple peut elle aussi être supprimée en se rendant dans Pages / Toutes les pages.

Un dernière réglage pour la route

Par défaut, les articles publiés auront une adresse comportant la date de création. Ainsi, un article intitulé « Mon premier article WordPress » publié en mars 2020 est accessible par défaut via monblog.fr/2020/03/mon-premier-article-wordpress. Débarrassons-nous de cette inutile date en visitant les réglage WordPress via Réglages / Permaliens.

Dans cet écran, sélectionnez Titre de la publication dans la catégorie Réglages les plus courants.

Réglages des permaliens WordPress
Réglages des permaliens WordPress

Validez ensuite ce changement grâce au bouton Enregistrer les modifications en bas de page.

Le tableau de bord WordPress

Le tableau de bord est l’écran devant lequel vous vous trouvez une fois connecté à WordPress. Doté d’un grand nombre de menus, il peut paraître intimidant au départ; cependant, vous ne serez en général amené à utiliser qu’un petit nombre de ses fonctionnalités.

Voyons tout d’abord comment s’y connecter. En effet, si vous tapez juste l’adresse de votre site, vous accéderez à la version publique; les fonctionnalités d’administration de WordPress ne seront pas visibles.

Connexion au tableau de bord de WordPress

Il suffit d’ajouter /wp-admin à l’adresse de votre site. Ainsi, si votre site est https://monblog.fr, il faut se rendre sur https://monblog.fr/wp-admin.

Vous vous retrouverez alors face à l’écran de connexion, où vous pourrez saisir votre nom d’utilisateur (ou adresse e-mail) et le mot de passe choisi lors de l’installation de WordPress.

Écran de connexion au tableau de bord WordPress
Écran de connexion au tableau de bord WordPress

Vue d’ensemble du tableau de bord WordPress

Votre tableau de bord devrait ressembler à peu près à cela :

Le tableau de bord de WordPress
Le tableau de bord de WordPress

Il peut varier un peu de celui présenté ici, selon la version de WordPress installée et la présence d’extensions par défaut chez votre hébergeur.

Passons en revue les trois parties principales de ce tableau de bord : barre d’administration, barre latérale, et partie centrale.

Barre d’administration

Elle est située en haut de l’écran; elle contient deux séries de raccourcis, de part et d’autre de l’écran.

La partie la plus utile est celle de gauche. Elle permet principalement de créer des nouveaux éléments (page, article, fichier média).

Partie gauche de la barre d'administration WordPress
Partie gauche de la barre d’administration WordPress

Voici la signification des différentes icônes. Les fonctions auxquelles vous accéderez le plus souvent sont dénotées par ; dans un premier temps, vous pourrez ignorer les autres pour vous concentrer sur l’essentiel !

Ce menu a peu d’utilité, si ce n’est pour l’accès à la documentation.
VotreBlogMenu déroulant permettant de visiter votre site

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Les deux flèches en forme de cercle indiquent la présence éventuelle de mises à jour; le nombre indiqué à côté est le nombre de mises à jour disponibles. Si aucune mise à jour n’est disponible, cette icône n’apparaît pas.

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L’icône en forme de phylactère (bulle de bande dessinée) vous permet de gérer les commentaires déposés sur le site; le chiffre indique le nombre de commentaires en attente de validation (et non pas le nombre total de commentaires).

Créer

Enfin, le dernier élément est un menu permettant rapidement de créer une page, un article, ou d’autres éléments WordPress.

Une fonctionnalité très pratique de la barre d’administration est que son contenu s’adapte à la page sur laquelle vous êtes. Ainsi, lors de l’écriture d’un article, elle sera toujours là, mais fournira aussi un raccourci pour visualiser l’article en cours d’édition.

Barre d'administration WordPress pendant l'édition d'un article
Barre d’administration WordPress pendant l’édition d’un article

De même, quand vous visitez votre site, elle permettra d’éditer la page courante ou de personnaliser son apparence.

Barre d'administration WordPress lors de la visualisation d'un article
Barre d’administration WordPress lors de la visualisation d’un article

De par son adaptabilité, elle évite donc des aller-retours sur le tableau de bord complet; n’hésitez donc pas à user et abuser des raccourcis et menus qui s’y trouvent !

A droite se trouve un seul menu; il permet d’éditer les informations de votre profil et de se déconnecter.

Raccourci utilisateur WordPress

Vous aurez rarement à l’utiliser, sauf pour vous déconnecter si vous utilisez un ordinateur partagé.

Barre latérale

Le menu latéral de WordPress

Nous verrons en détail la plupart des fonctions proposées par ce menu dans les modules à venir !

De façon générale, pour chaque élément présent dans WordPress (pages, articles, commentaire, image…), un menu correspondant permet au moins d’accéder à la liste des éléments, et d’en créer un nouveau.

A noter que si un chiffre rouge apparaît à côté d’un élément, cela signifie que des mises à jour sont disponibles.

En survolant la barre latérale avec le curseur de la souris, un menu apparaîtra pour la plupart des éléments. Par exemple, en survolant « Pages », un menu avec deux éléments « Toutes les pages » et « Créer » apparaît. En cliquant sur un élément de la barre latérale, vous serez amené directement au premier élément du menu. Ainsi, si vous cliquez sur « Extensions », vous vous retrouverez sur la page des extensions WordPress installées. De même, cliquer directement sur Médias revient au même que de sélectionner Bibliothèque dans le sous-menu des médias.

Passons maintenant en revue les sous-menus les plus utilisés.

Tableau de bord

Accueil

Retourner au tableau de bord

Mises à jour

Consulter les mises à jour disponibles et de les installer

Articles

Une distinction de base dans WordPress est celle entre une page et un article. La majeure partie du contenu de votre blog sera constitué d’articles. Par rapport aux pages, ceux-ci affichent des informations supplémentaires telles que la date de publication et l’auteur. Ils sont classés par catégorie, permettant au lecteur de trouver facilement des articles sur un même sujet.

Tous les articles

Consulter les articles déjà écrits, et les gérer

Ajouter

Créer un nouvel article; identique à l’utilisation du menu Créer / Article en haut de page

Catégories

Ces deux fonctionnalités permettent de regrouper les articles par thème; les catégories et étiquettes seront abordées en détail dans le chapitre sur la façon de structurer votre blog.

Étiquettes

Médias

Les médias sont essentiellement les images affichées sur votre site.

Bibliothèque

La bibliothèque WordPress stocke l’ensemble des médias de votre site.

Ajouter

Identique à l’utilisation du menu Créer / Fichier média en haut de page.

La plupart du temps, vous ajouterez plutôt les médias directement lors de la création des articles et pages, sans passer par l’écran dédié.

Pages

Contrairement aux articles, les pages contiennent souvent du contenu assez statique, comme des informations sur le site. C’est le cas de la page à propos, par exemple, ou de la page permettant de contacter l’auteur du site. Un cas particulier est la page d’accueil du site.

Toutes les pages

Consulter les pages déjà écrites, et les gérer

Ajouter

Créer une nouvelle page; identique à l’utilisation du menu Créer / Page en haut de page

Commentaires

Accès à la page de gestion des commentaires laissés par les visiteurs où vous pourrez les approuver, les rejeter ou y répondre.

Apparence

Ce menu est extrêmement utile pour modifier tout ce qui touche à l’apparence de votre blog : installation des thèmes, création d’un menu, personnalisation…

Thèmes

L’apparence du blog (ou site web) est contrôlée par ce qu’on appelle son thème. C’est lui qui détermine les couleurs du site, la police de caractères, l’apparence des menus, les éléments affichés sur le côté de l’écran…

Sans les thèmes, il serait nécessaire d’avoir des connaissances en HTML et CSS pour modifier l’apparence globale de votre blog.

Personnaliser

Ce sous-menu permet d’accéder à toutes les options de votre thème afin de modifier l’apparence de votre site.

Widgets

Les widgets sont les éléments apparaissant en général autour de l’écran quand on visite un site. Parmi les widgets disponibles dans WordPress, on peut citer le formulaire de recherche, la liste des articles ou commentaires récents, ou la navigation par catégorie.

Menus

Les menus permettent de naviguer dans votre site. Nous évoquerons leur création dans un chapitre ultérieur.

Extensions

Les extensions permettent d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à WordPress. Elles répondent souvent à un besoin technique : sauvegarde, optimisation (pour que le site charge plus vite)… Ce menu permet d’accéder aux extensions déjà installées, d’en installer de nouvelles, et d’accéder à leur code.

Extensions installées

Permet de gérer les extensions déjà installées : mise à jour, activation/désactivation, suppression

Ajouter

Installe une nouvelle extension

Utilisateurs

Ce menu permet de lister les utilisateurs, créer un nouvel utilisateur, et accéder à votre profil. Normalement vous n’aurez pas besoin de ces fonctions, sauf si plusieurs personnes collaborent sur un même blog.

Outils

Les outils installés par défaut par WordPress sont globalement assez peu utiles. Cependant, au fur et à mesure que vous installerez des extensions, certaines d’entre elles créeront une entrée dans ce menu pour leur configuration.

Réglages

Si beaucoup de réglages sont disponibles, dans les faits peu d’entre eux seront utilisés.

Réduire le menu

Utile si vous travaillez sur un plus petit écran; permet de n’afficher que les icônes du menu.

Zone principale du tableau de bord WordPress

Bien que ce soit l’écran devant lequel on se retrouve après s’être connecté à WordPress, je le trouve plutôt inutile.

En haut, des notifications de mises à jour peuvent apparaître. Le reste du tableau de bord vous donne des statistiques sur votre blog : nombre de pages et d’articles, commentaires, dernières publications… Au fur et à mesure que vous rajouterez des extensions à votre blog, d’autres affichages seront ajoutés.

Vous remarquerez d’ailleurs que WordPress liste la présence d’un article, d’une page et d’un commentaire sur votre blog ! Ce sont en fait des exemples destinés à vous montrer le fonctionnement de WordPress. Nous verrons très bientôt comment nous en débarrasser.

Les éléments créés par défaut par WordPress

Si vous êtes curieux, vous pouvez cliquer sur le nom de votre blog dans la barre d’administration (à droite de l’icône ) pour voir ce à quoi il ressemble pour l’instant !

Retourner ultérieurement sur votre tableau de bord

Si vous ne vous êtes pas déconnecté de WordPress, vous verrez la barre d’administration en haut du site lors de vos visites, même si vous tapez simplement l’adresse de votre site sans ajouter /wp-admin . Il vous suffira de cliquer sur le nom de votre site en haut à gauche, puis sur « Tableau de bord » dans le menu. De la même façon, des raccourcis existent vers les fonctions les plus utiles : configuration du thème et des menus, mises à jour…

Choisir le nom de son blog et le nom de domaine associé

Le choix du nom de votre blog (ou site web) est primordial, car ce sera en quelque sorte votre « marque » sur internet. Cependant, comme on va le voir, vous serez un peu contraint dans ce choix.

Un peu de vocabulaire

Une adresse internet (techniquement une URL : Uniform Resource Locator en anglais) est l’adresse que vous tapez dans votre navigateur pour visiter un site. Par exemple, l’adresse de cette page est https://unblogpasapas.fr/choisir-nom-blog-domaine/.

Le nom de domaine constitue la première partie de cette adresse. Par exemple, le nom de domaine de ce blog est unblogpasapas.fr. Choisir un nom de domaine revient donc à répondre à la question suivante : quelle adresse les internautes qui veulent visiter votre site devront-ils taper ? Bien sûr, le nom de domaine utilisé devra être cohérent par rapport nom de votre blog. Ainsi, le domaine correspondant à Un blog pas à pas est unblogpasapas.fr

Le risque est que le nom de domaine correspondant au nom que vous désirez donner à votre blog soit déjà pris; nous verrons ci-dessous comment parer à cette situation.

La première partie du nom de domaine (avant le point) reflète bien évidemment le nom du blog. La seconde partie est l’extension : les plus utilisées sont .com, .org et .fr mais il en existe énormément d’autres, souvent pour un thème précis (.travel, .money)…

Comment choisir le nom de son blog (et donc le domaine associé) ?

De façon assez intuitive, le nom de votre blog devra refléter son contenu.

Une façon simple d’avoir nom un blog à la fois spécifique et facile à mémoriser est de combiner votre prénom et le sujet du blog (sous forme de verbe ou de nom). Par exemple, un de mes blogs de cuisine favori est La cuisine de Bernard, qui a pour nom de domaine lacuisinedebernard.com. Le fait d’inclure votre prénom a aussi l’avantage d’ajouter un côté « humain » à votre blog !

A l’inverse, si vous êtes allergique à toute forme d’auto-promotion, vous pouvez très bien choisir un nom plus générique, à l’image de C’est ma fournée (cestmafournee.com) pour la pâtisserie, ou Mon petit coin vert (monpetitcoinvert.com) pour le jardinage. Il faudra alors faire preuve d’un peu d’imagination, car le risque est que le domaine correspondant au nom désiré soit déjà pris !

Quelle extension choisir ?

Autant faire simple, et choisir l’extension correspondant à votre pays : .fr pour les français, .be pour les belges, ou .ch pour les suisses. Il est aussi possible d’être plus générique, avec un site en .com

Le prix d’un domaine varie suivant l’extension. Si la différence de prix entre un .com et un .fr est négligeable (moins de 15 euros par an dans les deux cas), certaines extensions spécifiques coûtent plusieurs centaines d’euros annuellement – une raison de plus pour ne pas être trop « exotique » ! –

Comment vérifier que le nom de domaine désiré est disponible ?

De nombreux hébergeurs et sites de vente de nom de domaine proposent cette fonctionnalité. C’est par exemple le cas d’OVHcloud (nouveau nom d’OVH), que j’utilise pour cet exemple. Il suffit d’entrer le nom de domaine désiré, et de cliquer sur le bouton « Rechercher ».

Copie d'écran de la vérification de disponibilité d'un domaine chez OVHcloud, comportant un champ pour le nom de domaine et le bouton de recherche
Formulaire de vérification de disponibilité d’un nom de domaine chez OVHcloud

Le site vous indiquera alors sa disponibilité, en proposant le cas échéant des alternatives.

Concrètement, imaginons que vous vouliez créer le blog Marie cuisine, avec un domaine mariecuisine.fr. Pas de chance, il est déjà pris (le statut « Transférable » indique un nom de domaine non disponible).

mariecuisine.fr est indisponible
mariecuisine.fr est indisponible

Parmi les alternatives proposées, l’extension .com est disponible pour la modique somme de 2738€ ! Essayons plutôt une variante du nom de blog désiré, telle que La cuisine de Marie. Malheureusement, le domaine correspondant lacuisinedemarie.fr n’est pas non plus disponible. Damned ! Essayons finalement avec marieencuisine.fr : Victoire !

Confirmation de la disponibilité du nom de domaine marieencuisine.fr chez OVHcloud
Disponibilité de marieencuisine.fr

A noter que s’il existe déjà un blog avec un nom similaire, ce n’est pas forcément une bonne idée d’en créer un qui soit trop semblable, car cela risque de prêter à confusion. Cependant, en se rendant sur mariecuisine.fr, on tombe sur… un site de vente de chaussures ! Dans ce cas précis, il n’y a donc pas de problème à choisir comme nom de blog Marie en cuisine, avec pour nom de domaine correspondant marieencuisine.fr.

Il est aussi possible de remplacer un verbe par un nom, ou un verbe conjugué par un infinitif. A l’origine, je voulais nommer ce site « Créer mon blog », mais creermonblog.fr était déjà pris. J’aurai donc pu choisir pour nom de blog « Je crée mon blog » (avec un domaine jecreemonblog.fr), mais j’ai au final préféré choisir un nom vraiment différent.

Dans l’article suivant, nous verrons comment sélectionner un hébergeur.

Rédiger votre premier article sous WordPress avec Gutenberg

Avec l’évolution nommée Gutenberg, l’éditeur de WordPress a été récemment révolutionné. Si ce changement n’a pas été du goût de tous les utilisateurs, cette nouvelle mouture est indéniablement plus facile à utiliser pour les débutants !

L’éditeur classique de WordPress

Dans sa version précédente, l’éditeur de WordPress ressemblait à une version allégée de Word. Des fonctions de mise en forme de base étaient proposées : création de titres, de liens, mise en valeur de texte, insertion d’images ou création de listes. Cependant, l’ensemble était assez désorganisé.

Voilà par exemple ce à quoi ressemblait une version initiale de cette article sous l’éditeur classique de WordPress.

L'éditeur classique de WordPress
L’éditeur classique de WordPress

Éditeur Gutenberg et concept de blocs

L’idée du nouvel éditeur Gutenberg est d’avoir un document structuré en blocs; ceux-ci peuvent être :

  • Un titre
  • Un paragraphe
  • Une liste
  • Une image
  • Une table…

La plupart des articles ont une structure assez simple : un titre, un sous-titre, quelques paragraphes avec des images pour aérer, puis le sous-titre suivant et d’autres paragraphes. Ils seront donc constitués d’une suite de blocs.

Création d’un nouvel article

Cliquons donc sur le menu Créer / Article afin de nous retrouver dans l’éditeur Gutenberg. Celui-ci est constitué principalement d’une zone centrale d’édition qui permet la mise en page de l’article.

La zone d'édition de Gutenberg
La zone d’édition de Gutenberg

En complément, la barre latérale à droite de l’écran permet d’effectuer différents réglages sur l’article ou le bloc en cours d’édition.

Titre de l’article et permalien

Commencez par saisir le titre de l’article, puis sauvegardez un brouillon en cliquant sur Enregistrer le brouillon, en haut de l’éditeur.

Le permalien apparaît ensuite juste en-dessous du titre. Ce permalien constitue l’adresse de l’article; il est donc important qu’il soit à la fois concis, facile à retenir, et bien sûr qu’il reflète le contenu de l’article.

Par défaut, il est constitué du titre de l’article dans lequel les espaces sont remplacés par des tirets, et où les accents ont été supprimés. Raccourcissez-le encore si nécessaire, via le bouton Modifier : éliminez les mots de liaisons, articles et autres éléments non essentiels. Par exemple, si le titre de l’article est “La tarte aux fraises de ma grand-mère”, un permalien adapté pourrait être “tarte-fraises-grand-mere”; “Randonnée en forêt autour de Fontainebleau” peut avoir comme permalien “randonnee-foret-fontainebleau”.

Dans le cas de cet article, le permalien est le suivant :

Édition du titre de l'article et de son permalien sous Gutenberg
Édition du titre de l’article et de son permalien sous Gutenberg

Passons maintenant aux choses sérieuses, c’est-à-dire le contenu de l’article proprement dit. Le moment est donc venu de se frotter aux blocs Gutenberg, concept qui jusque là vous paraît probablement un peu abstrait.

Création de blocs sous Gutenberg

Cliquez en-dessous du titre, dans la partie indiquant Commencez à écrire ou saisissez / pour choisir un bloc, et tapez-y l’introduction de votre article.

Un premier bloc texte sous Gutenberg
Un premier bloc texte sous Gutenberg

Lors de l’édition, vous noterez l’apparition d’un menu au-dessus du bloc courant. Celui-ci fournit des options de mise en forme simple, tels que le passage en gras ou italique ainsi que la création de liens. Il permet aussi de changer le type de bloc courant (par exemple, transformer un paragraphe en titre et vice-versa), ainsi que l’ajout de blocs avant ou après le bloc courant. Voyons d’abord comment créer un lien.

Il faut tout d’abord sélectionner à la souris le texte qui sera utilisé pour le lien. Ici, j’ai sélectionné juste le mot « Gutenberg », mais il est bien sûr possible de créer un lien pour plusieurs mots ou une phrase complète.

Création d'un lien
Création d’un lien

Cliquez ensuite sur l’icône « Lien » du menu, ou utilisez la combinaison de touches Control-K. Ensuite, suivant que vous vouliez faire un lien vers un article de votre blog ou vers une page externe, vous avez deux possibilités :

  • Pour lier un article ou une page de votre site, tapez un des termes contenus dans son titre, et Gutenberg vous proposera les éléments correspondants
  • Pour créer un lien externe, saisissez directement l’adresse correspondante
Saisie de l'adresse d'un lien sous Gutenberg
Saisie de l’adresse d’un lien sous Gutenberg

Prévisualiser la page en cours d’écriture

Le bouton Prévisualiser en haut à droite de l’éditeur vous permet de visualiser votre article sur le blog, tel qu’il apparaîtra une fois publié. Avec la version actuelle de WordPress, la première prévisualisation est parfois assez lente à s’afficher.

Même si WordPress sauvegarde automatiquement de façon régulière, n’hésitez pas à enregistrer un brouillon régulièrement via l’option « Enregistrer en brouillon », située elle aussi en haut à droite de l’écran.

Création d’un nouveau titre

Pour insérer ensuite un titre secondaire, il faut d’abord passer au bloc suivant; cela se fait simplement en appuyant sur la touche Entrée, ce qui termine le paragraphe courant.

Ensuite, pour faire apparaître le menu des blocs disponibles, il faut soit cliquer sur le bouton Plus à gauche du bloc, soit entrer le caractère « slash » (/). La différence entre ces deux méthodes ? La liste de blocs est moins complète quand on utilise /, alors que le clic sur le Plus fait apparaître le menu complet. Dans la plupart des cas, la liste réduite suffira.

Création d'un bloc sous Gutenberg
Création d’un bloc sous Gutenberg

Sélectionnons-y Titre (en cliquant dessus à la souris, ou simplement en pressant Entrée) pour transformer notre bloc vide en titre, et tapons son contenu.

Apparence d'un bloc "titre"
Apparence d’un bloc « titre »

Tout comme pour les paragraphes, un menu permet d’effectuer différentes mises en forme. Pour un titre, il est possible de choisir son importance « H2 » à « H4 ». Le titre principal de votre article aura ainsi implicitement un type « H1 », et par défaut titres à l’intérieur de votre article un type H2, c’est-à-dire d’une importance moindre. Si votre article est assez long, il sera peut-être nécessaire d’ajouter des sous-sections H3, voire H4 pour l’organiser clairement.

Pour clarifier ce concept, voici un condensé de ce que pourraient être les titres pour un article sur New-York dans un blog de voyages. Les titres « présentation générale », « Que voir » et « Où dormir » sont des H2, tandis que les sous-titres « Empire state building », « Statue de la liberté », « Hôtels » et « Airbnb » sont des H3.

Apparence des différents titres sous WordPress
Apparence des différents titres sous WordPress

On note que la taille des titres est proportionnelle à leur importance. Leur apparence exacte variera cependant d’un thème à l’autre, comme on le verra dans un article ultérieur (le thème WordPress utilisé sur cette copie d’écran est Twenty Nineteen).

Si le sujet des techniques d’écriture sera abordé ultérieurement, il est à noter que le fait de commencer par définir d’abord le plan de l’article puis de remplir les blancs simplifie énormément le processus d’écriture.

Revenons à l’article en cours d’écriture. Nous avons déjà saisi le titre, passons donc au remplissage des paragraphes. Il suffit de valider le titre avec Entrée, puis de remplir les paragraphes suivants. Notez que pour créer un paragraphe, il n’est pas utile de passer par le menu spécifiant le type de bloc; le fait de taper du texte indiquera à Gutenberg que le bloc courant est un paragraphe.

N’hésitez pas à aérer le texte en multipliant le nombre de paragraphes, plutôt que d’avoir un gros bloc de texte peu engageant !

Insérer des images

Vous allez me dire, le texte, c’est bien gentil, mais un peu de visuel n’a jamais fait de mal à personne ! Insérons donc une image pour égayer notre nouvel article.

Après un nouveau petit coup de slash (/) sur un nouveau bloc, on sélectionne Image dans la liste des types de blocs disponibles, et nous voilà en face d’un nouveau type de bloc.

Ajout d'un bloc de type "image" avec Gutenberg
Ajout d’un bloc de type « image » avec Gutenberg

C’est le moment de se frotter un peu à la bibliothèque de médias WordPress. Cliquez sur le bouton Téléverser du bloc, et choisissez l’image depuis votre ordinateur. Je conseille cependant de la redimensionner avant de tenter de l’insérer, par exemple avec une largeur de 1600 pixels. En effet, suivant votre hébergeur, l’insertion d’un fichier trop large sera refusée !

Une fois l’image insérée, elle apparaît dans l’éditeur. On peut alors saisir une légende juste en-dessous. Il est également possible de choisir d’aligner l’image à droite ou à gauche plutôt que de la centrer, via l’option « Modifier l’alignement » de la barre de menu. Une autre option utile du même menu permet de visualiser l’image en taille réelle quand on clique dessus, en sélectionnant l’option « Fichier média » dans « Insérer un lien »

Le sujet des images sous WordPress fera l’objet de plusieurs articles à venir. Voici cependant déjà plusieurs conseils :

  • Renommez vos fichiers avant des les utiliser, afin que leur nom reflète leur contenu. Mieux vaut un fichier appelé « PontDeBrooklyn.jpg » ou « TarteAuxFraises.jpg » plutôt qu’un cryptique « DSC00243.jpg » !
  • Comme indiqué ci-dessus, redimensionnez les images à une largeur raisonnable (1600 pixels par exemple). Il est en effet inutile d’avoir une image de plusieurs milliers de pixels de large quand nos moniteurs ne peuvent pas en afficher autant !

Personnalisation des blocs

C’est le moment de s’intéresser à la partie droite de l’écran, que l’on n’a pas encore examiné. Celle-ci fournit des options supplémentaires de modification du bloc courant, en complément de la barre d’outils située au-dessus du bloc.

Les réglages des images sous Gutenberg
Les réglages des images sous Gutenberg

Par exemple, pour les images, il est possible de changer leur taille. Ou alors, en dépliant la partie « Styles », il est possible d’obtenir une image découpée dans un disque; cet effet peut être intéressant pour des photos.

Un autre élément important pour les images est le texte alternatif. Nous reviendrons en détail dessus dans un article consacré aux images sous WordPress; en résumé, c’est le texte qui est affiché si le navigateur n’arrive pas à charger l’image. Il est aussi utilisé par les moteurs de recherche pour comprendre le contenu de l’image, d’où son importance !

Dans le cas d’un bloc de type « paragraphe », les options permettent de modifier la taille de la police, la couleur du texte, ou d’appliquer une lettrine. Voila à quoi ressemble l’introduction de cet article avec cette option sélectionnée.

Rendu de l'option "Lettrine" de Gutenberg
Rendu de l’option « Lettrine » de Gutenberg

Suivant le thème utilisé, le rendu pourra être différent. L’utilisation de la lettrine est en général intéressant lorsque l’introduction est assez longue, afin que le blog de texte soit aussi long que la lettrine.

De manière générale, je déconseille cependant d’utiliser ces options autrement que pour des changements ponctuels. Si par exemple vous voulez changer le centrage ou la couleur de tous les titres de votre blog, il sera bien plus simple de le faire via la personnalisation du thème ou en CSS, comme on le verra ultérieurement.

Réglages supplémentaires du document

Votre nouvel article a encore besoin d’un peu de peaufinage avant d’être publié. C’est donc le moment de s’intéresser à l’onglet « Document » de la barre latérale droite ! Certaines options telles que les catégories et étiquettes seront abordées dans l’article suivant.

Réglages du document sous Gutenberg
Réglages du document sous Gutenberg

Commençons plutôt par choisir l’image mise en avant. Celle-ci a divers usages suivant le thème utilisé; en général, elle est affichée en page d’accueil, dans la liste des articles. Elle peut aussi être affichée en haut de l’article.

Dans la section Image mise en avant, cliquez sur le bouton Définir l’image mise en avant, ce qui vous amène à la bibliothèque WordPress. Là, vous pouvez choisir une image déjà téléchargée, ou en sélectionner une nouvelle dans l’onglet Téléverser des fichiers.

Publication de l’article

Si vous êtes satisfait du résultat, il est temps de publier votre création ! Rien de plus simple : le bouton Publier vous permet après confirmation de faire enfin apparaître votre nouveau contenu sur le site.

L’écran de confirmation suggère d’ajouter des étiquettes, ce que l’on fera dans le chapitre suivant. Validez donc la publication en cliquant à nouveau sur « Publier », et voilà ! Votre premier article est désormais en ligne.

Il devrait donc être listé en page d’accueil de votre blog, ou en tapant directement son adresse (renseignée comme permalien) dans votre navigateur ! Autre option, si vous êtes encore dans l’éditeur Gutenberg : utiliser le bouton « Voir l’article » dans la barre d’outils WordPress, en haut de l’écran.

Modifications ultérieures

Si vous repérez une coquille ou avez simplement envie d’effectuer des modifications sur un article déjà publié, il suffit se rendre sur votre blog, visiter l’article, et d’utiliser l’option Modifier l’article de la barre d’administration. Si celle-ci n’est pas visible, il faudra vous connecter de nouveau à WordPress.

Une autre possibilité est de passer par le tableau de bord WordPress; votre article sera présent dans la liste de l’écran Articles / Tous les articles. L’option Modifier vous ramènera dans l’éditeur Gutenberg.

Une fois les corrections effectuées, il suffit de cliquer sur le bouton « Mettre à jour » (qui remplace « Publier ») en haut à droite de l’écran. Il est aussi possible d’utiliser le raccourci clavier « Control-S », comme dans la plupart des logiciels.

Gestion des extensions WordPress

Il existe une quantité phénoménale d’extensions WordPress. Leurs fonctionnalités sont extrêmement variées :

  • amélioration de la performance
  • ajout de nouvelles fonctionnalités non présentes par défaut dans WordPress
  • simplification de la création des pages grâce aux constructeurs de page
  • amélioration de l’apparence, par exemple avec des galeries photo

Dans cet article, nous verrons d’abord comment gérer les extensions sous WordPress. Un second article présente deux extensions extrêmement utiles, que je conseille d’installer sur votre blog dès le départ.

Vue d’ensemble de la gestion des extensions WordPress

Le menu Extensions permet d’accéder à trois sous-menus :

  • Extensions installées
  • Ajouter
  • Éditeur

Nous allons voir en détail comment utiliser les deux premiers écrans; le dernier sera inutile pour la majorité des utilisateurs.

Gestion des extensions installées

Cette page affiche une vue d’ensemble des extensions WordPress installées, et de leur état. Vous pourrez ainsi voir rapidement celles pour lesquelles une mise à jour est disponible.

Liste des extensions installées
Liste des extensions installées

Beaucoup d’extensions permettent l’accès à leurs réglages sur cet écran, via le bouton situé en-dessous du nom de l’extension. Comme on le verra plus bas, ce n’est cependant pas le cas de toutes les extensions.

Il est aussi possible de désactiver ou réactiver une extension. Quel est l’intérêt de cette opération ? Il y a deux cas où cela peut être utile :

  • Si un comportement WordPress étrange se produit après avoir installé une extension, il est possible de la désactiver temporairement afin de vérifier que c’est bien elle qui est à l’origine du problème
  • Quand on veut tester une extension avec les mêmes fonctionnalités qu’une extension déjà installée, il est pratique de désactiver l’extension existante pour éviter tout conflit. Si les tests sont concluants, celle-ci peut être supprimée; dans le cas contraire, il suffit de supprimer la nouvelle extension.

Pour supprimer individuellement une extension, il est d’abord nécessaire de la désactiver. Par rapport à une suppression, la simple désactivation a deux avantages :

  • cette opération conserve la configuration, qui est en général purgée lors de la désinstallation
  • à la réactivation, il n’y a pas besoin de réinstaller (et donc de télécharger) quoi que ce soit

Comme pour les autres éléments WordPress (thèmes, pages, articles…), il est possible d’agir sur plusieurs extensions à la fois en les cochant, puis en utilisant le menu en haut de l’écran. A part l’activation/désactivation, il est cependant rare d’avoir à agir sur plus d’une extension à la fois.

Ajout d’une extension WordPress

L’écran d’ajout d’une extension WordPress est accessible avec le menu Extensions / Ajouter.

La recherche parmi les extensions WordPress disponibles peut se faire par son nom, si vous le connaissez déjà; sinon, entrer des mots-clés permet de rechercher dans les descriptions. Dans ce cas, il peut être nécessaire de saisir des termes en anglais, car toutes les extensions ne sont pas traduites !

L’installation se fait en deux clics : d’abord sur le bouton « Installer », qui se transforme ensuite en « Activer » une fois le téléchargement terminé. Le bouton passe alors à « Actif », comme pour Elementor dans la copie d’écran suivante.

Recherche et ajout d'une extension WordPress
Recherche et ajout d’une extension WordPress

Depuis cette page, il est aussi possible d’installer une extension que vous auriez au préalable téléchargé sur votre ordinateur. Il faut pour cela utiliser le menu « Téléverser une extension », en haut à gauche de l’écran.

Impact des extensions WordPress sur le tableau de bord

Un défaut des extensions WordPress est leur tendance à ajouter des menus un peu dans tous les sens.

Ainsi, certaines vont se configurer via l’écran des extensions; d’autres vont s’ajouter dans  » Outils », et certaines dans une catégorie relative à leur fonctionnalité. Par exemple, une extension optimisant les images pourra s’installer dans  » Médias ». Enfin, beaucoup ajoutent une entrée dans le menu latéral, comme on peut le voir dans cette copie d’écran.

Extensions WordPress dans le menu latéral
Extensions WordPress dans le menu latéral

Après avoir installé une nouvelle extension, il peut donc être un peu frustrant d’avoir à chercher partout comment la configurer !

Les thèmes WordPress : présentation et gestion

Un thème, c’est quoi ?

Les thèmes WordPress sont dans un premier temps le meilleur moyen de personnaliser l’apparence de votre blog. En effet, parmi bien d’autres, ils peuvent contrôler les éléments suivants :

  • Mise en page des articles ainsi que de la page d’accueil
  • Police de caractère utilisée pour les titres, le texte
  • Position et apparence des menus
  • Couleurs de fond et des textes

S’il est possible de changer la plupart de ces caractéristiques manuellement, l’énorme avantage des thèmes est d’avoir un design cohérent pour l’ensemble du site.

Comment choisir son thème ?

Tout comme pour le choix de son hébergeur, les thèmes WordPress peuvent être gratuits ou payants. Je conseille dans un premier temps de se contenter d’un thème gratuit; en effet, le prix n’est pas forcément un indicateur de qualité. Quand on a débuté Endless Travel, on a fait l’erreur de choisir un thème payant. Au final, le site était très lent et difficile à personnaliser.

S’ils sont visuellement simples, les thèmes créés par l’équipe de WordPress (Twenty Seventeen, Twenty Nineteen, Twenty Twenty…) sont d’excellent qualité, car ils sont conçus pour exploiter au mieux les capacités de ce CMS.

De toutes façons, il est toujours possible de changer de thème plus tard. Mieux vaut dans un premier temps utiliser un thème assez simple et le personnaliser au fur et à mesure de ses envies; on verra par la suite comment utiliser le langage CSS dans ce but.

Installation d’un thème

La gestion des thèmes se fait via le menu Apparence / Thèmes. Cliquer sur le lien Ajouter un thème (à côté des thèmes installés) pour faire apparaître un nouvel écran.

Copie de l'écran montrant les thèmes mis en avant par WordPress
Les thèmes mis en avant par WordPress

Là, il est possible de visualiser une galerie de thèmes suivant différents critères : mis en avant, populaires, plus récents, etc… Il est aussi possible de restreindre la sélection à certaines fonctionnalités ou de rechercher un thème par son nom.

En cliquant sur un thème, vous verrez un peu plus en détail à quoi il ressemble, et pourrez décider de l’installer grâce au bouton en haut à gauche. Une fois installé, il est possible de l’activer directement; une autre possibilité est de le tester d’abord.

Pour cela, retournez sur l’écran initial des thèmes via Apparence / Thèmes, survolez le thème en question et sélectionnez Prévisualisation en direct.

Suppression d’un thème

Il faut une fois de plus se rendre sur l’écran des thèmes, et cliquer sur le thème à supprimer. Sur l’écran détaillé du thème, vous trouverez un bouton Supprimer en bas à droite. Il n’est bien sûr pas possible de supprimer le thème actuellement actif sur le site.

Détail d'un thème WordPress
Détail d’un thème WordPress

Les taxonomies WordPress : découvrir les catégories et étiquettes

Les catégories et les étiquettes sont un moyen simple d’organiser les articles de votre blog sous WordPress.

Ces deux concepts font partie de ce qu’on appelle dans le jargon WordPress des taxonomies – c’est à dire des moyens de regrouper des articles semblables -.

Voyons tout d’abord pourquoi il est important d’utiliser cette fonctionnalité, tant pour vos utilisateurs que du point de vue du référencement par les moteurs de recherche.

Pourquoi structurer son blog en utilisant des taxonomies ?

L’utilisation des catégories et étiquettes permet d’abord de faciliter la vie de vos lecteurs.

En effet, le gros avantage de ces taxomonies est de permettre de trouver facilement des articles similaires, sans passer par la recherche de votre site. Un simple clic sur une catégorie ou étiquette permet d’afficher les articles correspondants. Rien de plus facile !

L’autre bénéfice des taxonomies est d’aider les moteurs de recherche à comprendre la structure de votre site.

Ceux-ci sont friands de liens, qu’ils pointent vers d’autres articles de votre site ou vers l’extérieur. Comme les taxonomies permettent de créer automatiquement un maillage entre articles similaires, c’est autant d’informations supplémentaires à exploiter.

Les catégorie WordPress

La notion de catégorie permet d’organiser (potentiellement hiérarchiquement) les articles du site.

Par exemple, pour un site de cuisine, les catégories pourraient être les suivantes :

  • Recettes
    • Sucré
    • Salé
    • Apéritif
    • Boissons
  • Tour de main
  • Matériel
  • Ingrédients

Suivant le degré de précision souhaitée, la hiérarchie peut avoir une profondeur arbitraire. Par exemple, notre blog de voyage classe les articles de la façon suivante :

  • Destinations
    • Europe
      • France
      • Espagne
    • Amérique du nord
      • États-Unis
    • Asie
      • Chine
      • Laos
      • Thaïlande
  • Pratique
    • Les visas
    • Quel matériel choisir

S’il est possible d’assigner plusieurs catégories à un article, cela présente peu d’intérêt en pratique et peut même prêter à confusion.

Gestion des catégories

Un écran de gestion des catégories est accessible via la barre latérale en suivant Articles / Catégories. Cependant, le plus simple est de travailler directement depuis l’écran d’édition de l’article.

En sélectionnant Document dans la barre de droite, on voit que l’article a initialement la catégorie Non classé.

Réglages d'un document sous l'éditeur de blocs WordPress montrant la catégorie "non classée" sélectionnée
Catégorie par défaut des articles WordPress (non classé)

En cliquant sur Ajouter une nouvelle catégorie, on peut saisir son nom et sélectionner éventuellement une catégorie parente pour créer une hiérarchie. Si je crée par exemple la catégorie Recette, puis la catégorie Salé ayant Recettes comme parent, j’obtiens la hiérarchie suivante :

Réglages d'un document sous l'éditeur de blocs WordPress montrant plusieurs catégories sélectionnées et la fonctionnalité de création d'une catégorie
Création d’une hiérarchie (arborescence) de catégories

Pour affecter cette nouvelle catégorie à votre article, il faut alors décocher les catégories Recette et Non classé pour ne laisser plus que Salé coché.

Bien sûr, si vous désirez par la suite affecter une catégorie existante à d’autres articles, il ne sera pas nécessaire de repasser par l’étape de création : il suffira de cocher directement la catégorie désirée.

Affichage des catégories

La façon dont les catégories sont affichées dans votre blog dépend du thème utilisé. Elles sont souvent présentées en bas de l’article, à côté des étiquettes.

J’ai fait le choix d’afficher plutôt la catégorie sous forme de fil d’Ariane, juste sous le titre. Pour cela, j’utilise l’extension ayant le nom un peu barbare de Breadcrumb NavXT. Elle n’est cependant pas très facile à mettre en place; j’y reviendrai donc dans un article ultérieur.

Certains thèmes permettent aussi d’afficher une page spécifique de présentation de chaque catégorie. C’est cependant une fonctionnalité rarement utilisée. On envisage à terme de s’en servir sur notre blog pour présenter en détail chaque destination.

Une autre possibilité est d’assigner à chaque catégorie une image, par exemple via l’extension Taxonomy Images. Nous avons ainsi défini une image pour chaque continent et pays, ainsi qu’une courte description. Ces données sont ensuite utilisées pour générer automatiquement la page des destinations.

Les étiquettes WordPress

Tout comme les catégories, les étiquettes permettent permettent de regrouper les articles. Les deux différences principales entre ceux deux taxonomies sont les suivantes :

  • il n’y a pas de hiérarchie entre les étiquettes
  • Il est possible (et souhaitable) d’assigner plusieurs étiquettes à un même article

Les étiquettes permettent de grouper les articles suivant un thème donné.

Concrètement, pour un blog de cuisine, on peut avoir envie de les regrouper par mode de cuisson, par occasion, ou encore par type de cuisine. Ainsi, des étiquettes possibles seraient Tarte, Végétarien, Au four, Vite préparé, Sur le pouce, Dîner de fête

Pour un blog de voyage, on peut considérer la géographie de l’endroit, la durée du séjour, le type de visites… Ainsi, on utilise entre autres Montagne, Mer, Ville, Escapade, Week-end ou Architecture comme étiquettes.

Par rapport aux catégories, les étiquettes permettent une classification bien plus souple. Il faut cependant éviter d’en créer trop, ce qui deviendrait vite ingérable.

Mon conseil est de créer une nouvelle étiquette uniquement si elle regroupe un nombre minimum d’articles, par exemple cinq ou plus. En-dessous, cela a peu de sens de les regrouper.

Assigner une ou plusieurs étiquettes à un article

Comme pour les catégories, un écran dédié de gestion est disponible via Articles / Catégories. Mais là encore, il est bien plus confortable de les gérer directement en éditant un article.

Le bloc de gestion des étiquettes est situé directement en-dessous de celui des catégories. Pour créer une étiquette, tapez son nom dans l’espace en-dessous de Ajouter une étiquette et appuyez sur la touche Entrée. Il est possible d’en assigner plusieurs, ou d’en retirer en cliquant sur la croix située à coté de leur intitulé.

Plusieurs étiquettes sélectionnées dans l'éditeur de blocs de WordPress

Par la suite, pour réutiliser une catégorie existante, il suffit de commencer à taper son nom dans le même espace; WordPress affichera alors les catégories commençant par ces caractères.

Affichage des étiquettes

Tout comme pour l’affichage des catégories, c’est le thème utilisé qui décidera de l’emplacement des étiquettes; celui-ci peut être paramétrable.

Utilisation des catégories et étiquettes pour affichage des articles liés

Sur Endless Travel, nous affichons en bas de chaque article une mosaïque présentant un ou plusieurs articles en lien avec l’article courant.

Exemple d’articles liés

Cette fonctionnalité est fournie par l’extension YARPP (Yet Another Related Posts Plugin). Si d’autres extensions similaires existent, je trouve que YARPP est de loin celle qui fournit les résultats les plus pertinents.

En effet, la plupart des autres extensions du même type se contentent de sélectionner les articles dans la même catégorie. Dans le cas de YARPP, il est possible de choisir d’utiliser :

  • Le titre de l’article
  • Son contenu
  • Les catégories
  • Les étiquettes

Cette extension fournit même la possibilité de choisir d’affecter à certains critères un poids plus ou moins important. Après un peu d’expérimentation, j’ai choisi de sur-pondérer les catégories, et de nécessiter au moins une étiquette en commun.

Réglages de l'extension YARPP

A noter que pendant assez longtemps, YARPP a eu assez mauvaise presse; en effet, cette extension a été accusée de ralentir les sites qui l’utilisent. Je n’ai cependant constaté aucun problème de ce type.

Les mises à jour de WordPress et de ses composants

Les mises à jour de WordPress, pourquoi faire ?

Comme tout programme informatique, WordPress et ses éléments ont des bugs. Même si la majorité d’entre eux passent inaperçus, il se peut que certains d’entre eux posent des problèmes de sécurité. Par exemple, en février 2020, une faille de sécurité dans une extension fournie avec un thème populaire a mis en danger les 200 000 sites l’utilisant !

Il est donc vital de mettre à jour WordPress et ses composants régulièrement (et comme on le verra plus tard, d’effectuer une sauvegarde régulière de son blog).

De plus, les évolutions permettent aussi de fournir de nouvelles fonctionnalités.

Vérifier la disponibilité des mises à jour de WordPress

La présence de mise à jour est signalée de deux façons différentes.

Tout d’abord, dans la barre d’administration, par un petit cercle formé par deux flèches . Le chiffre indiqué à côté est le nombre de mises à jour disponibles : par exemple, ici, une mise à jour est disponible.

Affichage des mises à jour WordPress dans la barre d'outils
Affichage des mises à jour WordPress dans la barre d’outils

De façon plus visible, la barre latérale indiquera en rouge le nombre total de mises à jour disponibles, ainsi que le nombre de mises à jour d’extensions. On voit que parmi les cinq mises à jour disponibles, une concerne les extensions.

Barre latérale de WordPress montrant des mises à jour disponibles
Mises à jour WordPress dans la barre latérale

Il suffit de cliquer sur l’icône ou sur le menu Tableau de bord / Mises à jour de la barre latérale pour faire apparaître l’écran des mises à jour.

Celui-ci est subdivisé en plusieurs sections, correspondant chacune à un type d’élément : WordPress lui-même, les extensions, les thèmes, et les traductions.

Mise à jour du coeur de WordPress

WordPress est lui même mis à jour régulièrement. Si la plupart de ces mises à jour ne proposent que de légers changements, les versions majeures apportent de grosses modifications à son fonctionnement.

Par exemple, dans la version 5.0 sortie fin 2018, le nouvel éditeur de blocs (anciennement nommé Gutenberg) a révolutionné la façon d’écrire le contenu des articles.

Si une mise à jour est disponible, une notification telle que celle-ci devrait s’afficher :

Mises à jour de WordPress
Mises à jour de WordPress

Vous remarquerez que le message de WordPress incite à faire une sauvegarde du site avant d’appliquer la mise à jour. Nous verrons par la suite comment installer une extension qui s’en chargera automatiquement.

La mise à jour se fait via le bouton Mettre à jour maintenant (attention à bien sélectionner celui de la version française, reconnaissable à la présence de fr dans le lien, et non pas celle qui finit en en_US.

Notez que pendant la durée de la mise à jour, le blog ne sera plus accessible aux visiteurs : WordPress affichera à la place un message indiquant que le site est en maintenance. C’est le cas pour tout type de mise à jour; dans le cas d’un site à fort trafic, il est conseillé d’effectuer les mises à jour à une plage horaire où il reçoit peu de visites.

Mise à jour des extensions

WordPress liste ensuite les extensions qu’on peut mettre à jour. Nous verrons bientôt comment gérer les extensions; pour l’instant, contentons-nous de mettre à jour celles qui le nécessitent.

Dans mon cas, l’extension Akismet nécessite une mise à jour.

Mise à jour disponible pour l'extension Akismet
Mise à jour disponible pour l’extension Akismet

Il est possible d’avoir des détails sur les changements induits par la mise à jour en cliquant sur « Afficher les détails de la version ».

Pour effectuer la mise à jour, il suffit de cliquer sur la case à gauche de Tout sélectionner, puis sur le bouton Mettre à jour les extensions. Suivant le nombre de mises à jour, le processus peut prendre un certain temps. Quand il est terminé, le message « Toutes les mises à jour sont terminées » s’affiche.

Résultat de la mise à jour des extensions

Il est également possible d’effectuer la mise à jour directement depuis l’écran des extensions. Pour cela, aller dans le menu Extensions / Extensions installées. Une notification telle que celle ci-dessous apparaît pour les extensions qui ne sont pas à jour :

Disponibilité d'une mise à jour de Akismet sur l'écran des extensions
Disponibilité d’une mise à jour de Akismet sur l’écran des extensions

Il suffit de cliquer alors sur le lien mettre à jour maintenant apparaissant dans le texte mis en valeur.

Mise à jour des thèmes

Elle se fait de la même façon que pour les extensions, sur l’écran des mises à jour. Nous verrons par la suite en détail comment gérer les thèmes.

Liste de thèmes nécessitant une mise à jour
Liste de thèmes nécessitant une mise à jour

Mise à jour des traductions

Si des traductions mises à jour sont disponibles, le bouton Mettre à jour les traductions permet d’effectuer cette opération en un clic.

Une fois les diverses mises à jour appliquées, l’écran Tableau de bord / Mises à jour devrait ressembler à ceci :

WordPress totalement à jour
WordPress totalement à jour

Mises à jour automatiques de WordPress

Certaines mises à jour de WordPress sont appliquées automatiquement; il s’agit de celles contenant principalement des corrections de bug. Lors de la sortie des versions mineures, vous recevrez une notification par e-mail.

Les versions mineures ne sont sensée comporter que des corrections et évolutions à la marge; il y a donc peu de risque que cette mise à jour automatique casse quelque chose sur votre blog. Par contre, cela permet de réduire la vulnérabilité de votre site si vous ne vous connectez pas régulièrement à l’interface d’administration de WordPress.

De la même façon, certaines extensions permettent de choisir entre plusieurs modes de mise à jour :

  • manuelle; il faudra alors utiliser la procédure ci-dessous
  • totalement automatique : les mises à jour sont systématiquement installées, sans intervention de l’utilisateur
  • automatique pour les mises à jour de sécurité (conseillé)

La prochaine mise à jour majeure de WordPress devrait appliquer automatiquement certaines mises à jour des extensions et thèmes. Je prévois donc de modifier cet article en conséquence à sa sortie !

Mise à jour automatique chez SiteGround

Dans l’onglet « Websites » de votre interface d’administration SiteGround, cliquez sur « WordPress Kit » de votre site web, et choisissez « AutoUpdate » dans l’écran qui apparaît.

Le kit "WordPress" de SiteGround
Le kit « WordPress » de SiteGround

Sur l’écran suivant, il sera possible de paramétrer le délai de mise à jour suivant le type de version (majeure / mineure), et d’activer / désactiver la mise à jour des extensions.

Statut de la mise à jour automatique chez SiteGround
Statut de la mise à jour automatique chez SiteGround

Concrètement, les mises à jour majeures (« Major releases ») introduisent parfois des gros changements. Il est donc bon d’avoir un peu de temps pour s’y préparer. Du coup, j’ai paramétré la durée maximale possible (72 heures).

Par contre, les mises à jour mineures (« Minor releases ») sont souvent sans conséquence en termes de fonctionnalités. J’ai donc choisi de les appliquer immédiatement.

Surtout, j’ai validé l’option de mise à jour des extensions, qui sont le maillon faible de WordPress du point de vue de la sécurité !

A noter que si cette fonctionnalité est un excellent choix en terme de sécurité, elle a aussi un défaut gênant. En effet, lors des mises à jour, il n’est pas rare que des conflits apparaissent entre deux extensions. Les mises à jour effectuées par SiteGround étant transparentes, il peut être difficile de comprendre la cause du dysfonctionnement d’une extension !

De même, il peut être bon d’avoir un peu de temps pour passer à une version majeure, à cause des changements engendrés (et de la probabilité de bugs !). J’avais l’habitude d’attendre que quelques versions passent avant de procéder à une telle mise à jour; ce n’est pas possible chez SiteGround. Un peu plus de flexibilité ne ferait pas de mal !